La communication avec le vivant. Comment ça marche ?

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Nous sommes intimement liés à tout ce qui nous entoure et pour moi il n’y a pas d’existence individuelle propre. Les énergies se superposent, se mélangent et fusionnent. Concrètement, si je prends l’exemple du nuage qui génère la pluie ou la neige et qui alimente les cours d’eau, je peux considérer qu’il y a une petite partie de ce nuage en moi dans la mesure où pour vivre mon corps a besoin d’eau. Le nuage et moi partageons une énergie commune. Il y a une superposition de molécules. Je suis porteuse d’une information, celle de l’eau. L’animal qui boit l’eau du ruisseau est lui aussi porteur de la même information. Et l’air qui nous entoure ? Nous le respirons tous. Nous sommes tous remplis de cet air lui-même porteur d’information…
Nous sommes vacuité, énergie, vibration ; un corps physique entouré de corps subtils qui émettent des ondes, à des fréquences différentes selon notre état de conscience.
Une fois que l’on a compris cette notion d’énergie, d’interdépendance et de superposition, on comprend alors que tout comme le végétal ou le minéral, l’humain fait partie de ce tout. Nous avons tous accès à ces informations, la nôtre et celle de l’autre puisqu’elles se superposent. Je peux donc savoir comment se sent une plante à côté d’une autre en me connectant à elle.
L’information, notre corps la ressent et il suffit d’être à l’écoute de celui-ci pour comprendre. Il saura nous dire très exactement si la vibration ou l’énergie d’un lieu, d’un animal, d’une personne ou même d’un végétal nous correspond ou pas. Notre corps se tend où se relâche. Lorsque je traverse une forêt je me sens plus détendue que lorsque que je traverse un supermarché. Lorsque je m’assoie à côté d’une personne en colère mon cœur se serre, ma gorge se noue…etc. Je suis dans le ressenti.
Mais je peux aussi écouter mon intuition et me laisser guider vers la bonne direction sans penser, sans raisonner, sans réfléchir. Je peux fermer les yeux et voir certaines images. Je peux sentir des odeurs, entendre des sons.
La communication avec le vivant : minéral, végétal, humain, animal, va plus loin que la simple télépathie*, d’esprit à esprit.
C’est aussi et surtout un échange de cœur à cœur, d’âme à âme. Bien entendu, cela nécessite de prendre de la distance avec notre mental et de concevoir que la notion d’âme existe. Nous sommes dans un état de conscience modifié identique à celui d’un moine zen. Nous sommes en ondes alpha. Cette fréquence en hertz est la même que celle de l’animal. Il suffit de se brancher sur ce canal pour transmettre ou recevoir un message. Ensuite nous découvrons quel type de communicant nous sommes, en fonction de nos différents canaux kinesthésiques : on peut voir, entendre, sentir, ressentir ou savoir comme des évidences.
Le plus difficile n’est pas de communiquer mais de faire le calme en soi pour revenir dans son cœur et dans l’amour, enfin et surtout mourir à nos croyances et à nos peurs qui génèrent des blocages. Déconditionner son cerveau. Le penseur indien, Krishnamurti disait ceci : « L’amour véritable ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi ». Je rajouterais que pour une bonne communication avec le subtil il faut aussi s’abandonner à l’autre dans une confiance pleine.
Cette capacité à communiquer avec tout ce qui nous entoure n’est pas un don. Et même si tout le monde ne fait pas le tour de France, tout le monde sait faire du vélo. Apprendre à communiquer, c’est comme apprendre à pédaler. Revenir dans son corps, trouver l’équilibre et se concentrer pour rester aligné. N’avoir aucune appréhension de la chute et aucune attente pour éviter la pression de la peur de ne pas y arriver. Ce n’est ensuite qu’une question d’entraînement et de pratique. Cette capacité à se relier à l’autre découle de sa propre capacité à se connecter à soi. Se rencontrer soi c’est rencontrer son enfant intérieur, ses émotions, c’est accueillir avec amour et sans jugement ce qui nous habite, nous structure et nous construit. C’est revenir dans l’instant présent, sans projection. C’est respirer ici et maintenant. Descendre dans notre cœur et oublier le mental. Ecouter quand la fleur nous dit « Sens la délicatesse de ton corps et l’ouverture de tes pores ! » Oui c’est une question de porosité, de souplesse, de fluidité comme la brise qui nous chatouille le cou. Un fil d’araignée qui nous relie à la beauté et à la saveur de l’autre. Qui nous unit dans la grâce et la subtilité tout en finesse, en délicatesse, en tendresse.
Enfin la condition ultime d’une bonne communication, c’est l’amour. L’amour de soi et la foi.
Le chemin de cette mise en lien avec l’autre commence par l’apprentissage de cet amour. Ainsi ma plus grande satisfaction aujourd’hui est de permettre aux personnes de se révéler à elles-mêmes.

 

 

 

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